zottel
14903
19.09.2005 - 07h47
(stubiste n°2018)
20.03.2010 - 11h15
Bretzels
Inscription

Dern. connexion
Ville

Humeur
Profession
Statut marital
Présentation
Le club unique..les miracles de Vencel, la victoire contre le FC Nantes de 1995, contre l'Inter de Ronaldo...les fous rires aussi, avec les joueurs improbables, Chilavert, Rott ("le Hitchcok du Foot", ©Schlapsheim), Gohel..Unique j'vous dis ! Gagnera un jour la LDC contre Lyon et Chelsea (tout en luttant pour le maintien). ALLEZ RACING !
Rubriques
Aide
Calendrier
Aide« Décembre 2008 »
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31 ----
Amis stubistes
AideMconan
Mfilipe
Mflashguy
Mfredstrbg
Mfuchsi
Miuliu68
Mkibitz
Mknacki
Mmagellan
Mmanwithnoname
Mmarc
Mpaul
Mpierre
Mpipo
Fplaylikebeckham
Mredaction
Msebi
Mstrasbourgfan
Mthelak

Les Aïnous sont dolichocéphales

10.12.08 à 02h42 | Non classé | commentaires (3) | trackbacks (0)

Cela méritait d'être dit. Alexandre Vialatte ajouterais peut-être que "les poètes en disent néanmoins beaucoup de bien (seuls Xénopion le Bacillaire et Chrysophage le Centripète élevèrent quelques légères critiques)".
Mais pourquoi donc les Aïnous sont-ils dolichocéphales ?

D'abord parce que c'est indiqué dans l'ouvrage de M. Henri-V. Vallois, Les Races Humaines (Que-Sais-je, 1947). Bouquin acheté il y a quelques temps, afin de voir comment un anthropologue français de l'immédiate après-guerre percevait ce sujet. Quelles traces de saloperie morale pourrait-on déceler, quelles interprétations idéologiques, quelles libertés avec la méthode expérimentale... chez un spécialiste d'un thème (qu'on y songe, "les races humaines" !) qu'on croirait conçu par la bête immonde en personne?

Je suis né en 1981. Je suis armé contre toute subversion raciste, y compris endogène (j'y reviendrai). Un type handicapé par la candeur de cette époque ne pouvait pas m'échapper.

http://accel96.mettre-put-idata.over-blog.com/0/34/88/30/photos-e...
"La Grande Guerre contre les Racistes. Leçon 1: Consommer" planche instructive, années 80

Eh bien, raciste, pas raciste? En fait c'est très décevant. Passées diverses considérations sur les indices céphaliques de untel et unautre, avec une propension inconsciente à considérer le Blanc comme point de référence (aucun de ses caractères, pilosité, taille,... n'est qualifié d'extrême), ce monsieur conclut: "Il faut espérer que la période où une race en détruit une autre est terminée". Un vrai agneau, je l'avais dans l'os pour mon procès en pensée déviante. J'y reviendrai aussi.


Il y avait une autre raison pour que j'achète ce livre. Le thème est éminemment politique, au point d'avoir été presque chassé des labos, en tout cas de la formation des étudiants. La curiosité, scientifique au moins, ne peut que pousser à savoir s'il y avait quelque chose de sérieux là-dedans. Ce Que-sais-je devait faire le point sur des décennies de recherche totalement oubliée.

De ce point de vue, la déception est moindre. La démarche de H.V. Vallois est parfaitement académique, la masse de données vraisemblablement importante. On peut excuser la tendance à sur-interpréter le moindre début différence entre groupe humains, par le manque cruel d'informations mesurables qu'il existait alors: on se basait principalement sur la couleur de peau. Hommage à M. Vallois, il ne travaillait pas du tout sur des bases aussi fumeuses que le QI, le goût pour le jeu des Noirs ou des Jaunes et tout qu'on peut imaginer. Soyons honnêtes enfin, la répartition de certains traits morphologiques, et surtout leur corrélation entre eux est parfois étonnante.

Néanmoins, bien sûr, ces mecs parlaient de "races" sans avoir la moindre notion de génétique, sans la moindre idée du mouvement des gènes dans les populations à chaque génération, etc. Leur vision de la race est donc étonnamment fixiste dans le temps et étanche : vu d'aujourd'hui, il est difficile de voir autre chose dans leurs cartographie qu'un magma de gènes aux histoires compliquées, dont le sort pouvait être lié occasionnellement.


Par la suite, dans les années 70, la génétique moléculaire naissante a commencé à découvrir - ce fut une vraie surprise - que , globalement, les différences entre groupe humains étaient relativement infimes. Plus tard, la différenciation entre humains et chimpanzés, puis cochons, fut ramenée à une proportion qu'on jugea aussi surprenante (ce qui inspira à Bernard Werber un de ses "livres" les plus crétins, avant que j'arrête).

Richard Lewontin, qui travaillait sur les données génétiques du groupe sanguin, écrivit en 1972 que les races "n'existaient pas". En fait, c'est pas vraiment ça qu'il a écrit, mais c'est ce qui est devenu la vulgate sur le sujet. Car cette forte parole a traversé toute mon éducation de petit monstre raciste en puissance - je suis né en 1981, disais-je - , collège, lycée, catéchisme, cours d'histoire-géographie,... En quelque sorte, le dogme de Lewontin permettait de liquider le passé honteux du concept de race humaine. Alors qu'on s'était acharné pendant si longtemps sur la dolichocéphalie de ces foutus Aïnous, il fallait désormais ne plus rien voir du tout.

Or, en science et partout, "l'absence de preuves n'est pas la preuve de l'absence". Ainsi, on ne pourra jamais vraiment prouver que le monstre du Loch Ness n'existe pas (a contrario, il suffirait de le voir une seule fois pour suggérer fortement qu'il existe). Même en passant le lac au peigne fin sans rien voir, on pourra toujours prétendre que ce jour là précisément, il était parti à la pêche ailleurs. L'esprit humain sent douloureusement qu'il aura toujours des doutes : fragile et distrait, il ne pourra pas passer l'éternité à regarder la surface du Loch Ness. Il décide donc qu'il n'y a rien, unilatéralement, une bonne fois pour toutes.

Lewontin a fait le même genre de pari. Erreur fatale. En regardant bien l'Homme, c'est à dire avec suffisamment de gènes, il est possible de délimiter des groupes génétiques qui correspondraient à des races. En tout, si on ne parlait pas d'humains et que le terme n'était pas si chargé. Si vous trainer sur Internet, vous avez peut-être vu ce genre de pubs, qui correspondent à la mise en application de cette découverte. En fait, cela est long à expliquer, mais le pari de Lewontin était vraiment foireux, bien plus que pour le monstre du Loch Ness: il y avait des chances que les quelques observations déjà relevées par H.-V. Vallois en 1947 aient une trace génétique quelconque. Il y avait des chances que la base génétique de la couleur de peau soit associée à d'autres gènes encore.

Bref: ne le dites pas trop fort mais "elles" existent (dans la mesure, encore une fois, où vous considérez que le mot n'est pas insupportable). Elles existent au sens où les Noirs / Blancs / Jaunes / se distinguent effectivement par une large fraction de leur génôme, bien supérieure à la différence entre deux individus lambda, par exemple. Comme pour le Loch Ness, il suffit de l'avoir montré une fois... (*) Notons encore, pour reprendre une erreur commune, l'existence de métis n'invalide en rien la notion. Les limites entre espèces, races, sont difficiles à définir par la reproduction: il existe de belles espèces végétales qui s'hybrident très très bien (chênes par ex.), des races qui s'hybrident mal (clébards hyper consanguins), etc...

Chez l'Homme, de telles races ne signifient rien a priori sur des traits aussi fumeux que l'intelligence, la prédisposition à la délinquance, dont la base génétique est certainement mineure. Ne parlons même pas de fonder une supériorité ou infériorité. On parle ici essentiellement de variation neutre, fruit de l'hsitoire des populations, mais sans lien direct avec le phénotype. Ca va mieux en le disant, je m'en rends compte à la relecture...

(* la critique pourrait porter théoriquement sur bien des aspects de ces publications. Pour être complet avec ce paragraphe, disons que je n'ai pas fait une bibliographie exhaustive, mais je ne serais pas étonné qu'un jour le consensus scientifique soit celui des races humaines)


http://medias.lepost.fr/ill/2007/08/21/h-3-1001991-1187698315.jpg


Et après ?

Pourquoi la réprobation unanime qui a entourée la sortie d'Eric Zemmour (voir ici par exemple) me laisse cet arrière goût de m...e? Il y avait deux choses: (1) le mot même est insupportable; cela, je pourrais le comprendre (2) il se trompe scientifiquement (à nouveau, la répétition sempiternelle de la "non-existence des races", celle de mon collège).

En abordant H.V. Vallois, j'étais moi-même dans ce double état d'esprit, et donc pas seulement mu par la curiosité scientifique. J'étais persuadé que l'auteur ne pouvait être que trouble. Et pourtant, à l'usage, je ne vois qu'un scientifique de son temps, aux prises avec une réalité d'une complexité inouïe, mais qui le passionne, travaillant avec des outils rudimentaires. Je le condamnais donc pour ce seul mot de race, qu'il emploie à longueur de pages sans malice? Je suis revenu depuis, personnellement, de cette guerre de mot superficielle.

Superficielle et inutile surtout, les choses semblant suffisamment claires: le projet politique français consiste à faire vivre ensemble tout ce qui ressemble à peu près à un humain, et, ma foi, je suis là-dessus bien français comme sur d'autres points. La laïcité ne consiste pas à nier la religion (à condamner l'usage du mot, par exemple) ou l'interdire, mais à la repousser dans la sphère privée. Il s'agit donc de ne plus les voir, dans l'intérêt général.

Pourquoi se rabat-on alors sur une science dont on ignore tout ? En comparaison, en fouillant bien sur le net, vous trouverez une littérature raciste parfaitement à la page, et pour laquelle le temps ne s'est pas arrêté avec Lewontin. Alors que l'auteur de l'article d'Acrimed que je mets en lien, qui utilise la formule magique "tous les scientifiques ont dit que les races n'existaient", m'a avoué fièrement se baser sur wikipédia.fr ! Précisons qu'il est pourtant maître de conférences dans le civil... Le prêchi-prêcha qui sert de cuirasse à ce monsieur (probablement brillant par ailleurs) comme à sa concierge, me semble vraiment bien fragile, surtout au vu à leurs adversaires. Comment réagiraient-ils devant l'évidence? Après tant d'années sans faire le moindre usage de leur doute, après tant d'années passés à oublier la dimension politique, utilitaire, idéologique et non pas scientifique de la négation des races?

Il suffit de voir ce qu'est devenu l'écologie: d'un discours politique teinté de science porté par René Dumont, il est devenu l'étendard d'une multitude de foireux qui n'ont pas l'ombre d'une légitimité sur le sujet. Le message s'est appauvri en un simple "signal d'alarme" moralisateur, lesté d'éléments de gauche classique (pourquoi la gauche d'ailleurs? mystère). En conséquence - et je le comprends - on la traite de la même façon que les autres escroqueries communes, au mépris de ce que cela pouvait avoir de sérieux. Et s'il en allait de même avec l'antiracisme , au départ réflexion sur les conditions de la vie collective, nourrie mais prudemment de politique et de science: aujourd'hui devenue indignation réflexe et antienne d'inquisiteurs médiatiques (*)? A quoi cela cèderait-il la place (**)?


(* le pire, c'est que là de vrais grands généticiens ont accompagné ce mouvement, comme Albert Jacquard)
(** à mon humble avis, et il est aisé de s'en rendre compte, au communautarisme, comme pour tous les reflux de la politique - car c'est de cela qu'il s'agit au fond)

Commentaires

pipo le 10.12.08 à 16h12
Le problème avec cette question, comme avec toutes celles posées par les sciences pour filles (biologie, sociologie, philosophie, bref tout ce qui ne se termine pas par "ique" :p ) c'est que ca part avant tout d'un problème sémantique.
Qu'entend on par le mot "race" ?
Si on restreint ce mot a la taxinomie, c'est simplement une variété d'une espèce.
Clairement, dans ce sens, les races humaines existent.
Faisons le parrallèlle avec les vaches.
Prenons une monbélliarde, une normande et deux charolaises.
Avant de faire le pot au feu, suivons ce processus expérimental a faire palir tous les Zottel de la planète :
1) On séquence le génome de la Normande et de la Monbélliarde et on les compares
2) On réalise une greffe de moelle entre une charolaise de limoges et une de poitiers

Je te parie le psoas de Mouloungi que les résultats vont etre les suivants :
1) Oh surprise, les gènes de la Normande sont quasi identiques a ceux de la Monbélliarde
2) Merde la greffe a chié, les deux charolaises ne sont pas vraiement identiques

Conclusion de Mr Michu Jacquard :

"La différenciation des races de vaches n'a aucun fondement biologique, arretons d'employer ce terme et parlons de groupe ethnique bovin, ca sonne mieux "

Monsieur Gérard de Gobineau objecterait:
"N'importe quoi, toutes ces vaches sont de races différentes, d'ailleurs elles ont meme pas les memes taches ! Ceci est du a la selection opérée dans les troupeaux, au lieu de vie des betes depuis moultes générations et d'ailleurs les charolaises donnent la meilleure viande et sont surement les vaches qui ont approtés la civilisation a la race bovine"

Et la surgit, Zorro Pipo, le vrai scientifique qui a du poil et qui sait qu'il y a seulement 10 types de personnes sur la terre, ceux qui comprenne le binaire et les autres :

"Vous etes trop cons, on a inventé le concept de race pour classifier à une époque ou la génétique n'existait pas, pourquoi essayez vous de refuter un concept de classification qui a fait ses preuves en utilisant une métrique qui n'a rien a y foutre ? Qu'est ce qu'on en a a foutre des gène d'un barbare mongole alors qu'en mesurant son crane on arrive a faire la différence avec celui d'un soldat romain ? La différence entre les races est une chose visible, tout comme l'est la différence entre un teuton de 2m et un pygmée ! Apres de la a en tirer une hiérarchie, y'a un gap et on reconnait la l'esprit colonialiste de l'époque qui a vu naitre ces théories."

Bref, avouons tout de suite que je suis plutot d'accord avec Zorro, qui d'ailleurs a le mot de la fin en posant une question :
"Pensez vous qu'un jour les scientifiques, s'occuppant d'autre domaines que la physique ou les maths, cesseront de moduler leurs conclusions avec l'esprit du temps ?"
Je vous laisse la réponse cher collègue
Du point de la génétique, le débat est réglé d'avance effectivement: il s'agit purement d'une catégorie de travail, n'importe quel quidam peut décréter "oui ben dans mon modèle ça existe et c'est tout, si je les définit comme ça".

Le fond du débat scientifique a surtout été de trouver une variation génétique neutre associé aux races à grand-papy (noir /jaune/blanc/...), et donc potentiellement, des traits à base génétique propres aux blancs / noirs / jaunes. C'est ça le truc. Je pense que ces résultats-là sont ignoré en Europe : mais aux EU, ça embraye immédiatement sur "les Noirs y sont génétiquement plus bêtes".

En tout cas - pour répondre à la question -, pour la seule variation génétique au moins, on doit commencer à s'approcher de résultats définitifs, puisque le génôme humain est connu dans son intégralité et les données sur les individus ne cessent de s'accumuler. L'époque de Lewontin - qui a formulé le premier "ça n'existe pas" - c'est sans exagérer l'âge de pierre à côté. Juste un détail, pour ne pas parler de techniques biologiques: il n'y avait ni ordinateur, donc ni logiciel statistique, ni publications sur internet,...

Le vrai problème de ces races noirs/blancs/etc est politique, bien sûr.
Le discours anti-raciste à la française, type "ça n'existe pas", ne durera pas. De moins en moins de généticiens accepteront de se prêter à ce genre de validation, s'il y en a encore. Ca pose un réel problème qu'il faudrait résoudre avec finesse (=l'application de principes généraux, en France); malheureusement, c'est un sujet totalement dévolu à des abrutis, pour mieux dire des curés intéressés à ce que ça reste un pêché. C'est trop long à développer et j'ai faim, mais je pense que cela se retournera fatalement en véritable racisme, assumé, en réaction à ces années de prêchi-prêcha ennuyeux et mensonger. Le fait d'intégrer la possibilité des différences génétiques permettrait de revenir à l'esprit et non lettre de l'antiracisme: sauver la vie collective, noirs ou blancs, qu'elle n'empêchent en rien quoi qu'il arrive (même si les noirs courent plus vite).
kibitz le 10.12.08 à 22h57
Hablas español ?
J'ai hésité pour ce billet, mais je l'avais dans les doigts depuis un moment. N'en parlons plus...
kibitz le 11.12.08 à 07h01
Plus sérieusement, ne faut-il pas pour constituer une race à part des gènes propres ?

Et pour les propos de Zemmour, auraient-ils été plus (ou moins) acceptables s'ils venaient de Jean-Marie ou de Dieudonné (au hasard..) ?
Je parlais de gènes un peu légèrement, peut être.

Une bonne partie du génôme que nous trimballons ne code pas pour les gènes (a priori hein, ou alors la fonction est inconnue). Ce n'est pas le cas pour tout les organismes : tout simplement parce que nous sommes de grosses bêtes, et ça ne nous coûte pas très cher (= pas de différence de fécondité avec celui qui aurait un génôme propre). Pour un virus par exemple, dont la rapidité du cycle est crucial, il n'y a pas cet ADN en trop.

Cette ADN évolue sans pression de sélection, il accumule les mutations au hasard avec le temps qui passe: quand deux groupes échangent peu pendant un certain temps, cet fraction de l'ADN acquière son histoire propre. Ca résulte donc de l'histoire des populations africaine, européenne, etc.

A ma connaissance c'est avec ça qu'ils ont trouvé des fraction du génôme associé à la couleur de peau. Ca suffirait déjà pour parler de race selon les définitions canoniques (ça plus les véritables gènes de la synthèse de la mélanine).

Tu le vois, on ne parle forcément de trouver des gènes propres - hormis ceux de la mélanine donc - mais on peut très bien l'imaginer. Il y a quelques exemples mais je ne plus très sûr et pas envie de chercher. Mais ça correspond soit à des phénotypes assez particulier, largement "invisibles" au quotidien , et mesurables (exemple - je dis n'importe quoi - la capacité pulmonaire. En France, les gens descendant de lombards ou piémontais ont par exemple, en fréquence, une plus forte prédisposition à une maladie sanguine génétique liée à la présence de la malaria dans le Piémont (pré)historique). Par contre, il très difficile d'imaginer retrouver la base génétique à des traits aussi complexe tel que l'intelligence, dont la part non héritable doit être majeure, et dont les bases génétiques doivent être très complexes (plein de gènes impliqués). L'"intelligence" elle-même est impossible à quantifier, donc à fortiori je ne sais pas trop comment on pourrait chercher les gènes derrière (je dis tout ça parce qu'il y en a qui ont essayé, avec le fameux QI). Et enfin quand bien même, malgré tout ces menus problèmes, on trouvait un différence significative sur des populations, ça dirait obligatoirement pas tout des individus. Parce qu'il y a des cons partout, je pense c'est assez largement connu comme résultat.

Notons que ces différences génétiques sont brassées par la reproduction, donc elles ne sont qu'un héritage de l'histoire. Leur distribution est remodelée, dans une certaine proportion, à chaque génération.

--------------

Je les trouve ces propos très acceptables, qui que ce soit, à une réserve près: il y a une raison pour laquelle on ne parlait pas de races, qu'elles existent ou pas, c'est que la vie collective - ou la nation si tu préfère - doit primer. A l'intérieur, il y a des différences génétiques entre toi et moi, toi et ta soeur, toi et ton cactus, ça ne te donnera pas envie de nous massacrer pour autant j'espère. C'était ça, disons, l'esprit de la loi "les races n'existent pas". Et là, je ne sais pas si Zemmour, Le Pen ou Dieudonné sont clairs là dessus (j'aimerais le savoir), surtout parce qu'on ne leur a jamais demandé. Tu noteras d'ailleurs que le principal contradicteur de Zemmour, en tout la caution a peu près universitaire ce jour-là, était un philosophe - et certainement pas des sciences ! - auquel on accorde beaucoup plus de crédit pour pontifier sur phénotype/génotype (programme des terminale S) que si moi je parlais de Platon et la démocratie athénienne. Et ça devrait être le cas pourtant. Là, à lire les réactions sur la vidéo, j'ai l'impression qu'on est tout d'un coup 60 millions de généticiens. C'est bien la preuve qu'il n'y a plus de réflexion là-dessus, et qu'on est passé dans la pensée réflexe.

C'est à dire qu'on ne connaît plus que la lettre de cette règle (tiens j'aime bien cette distinction esprit/lettre). A savoir, on voudrait interdire l'usage du mot race. Je sais pas moi, si les talibans interdisaient le mot "femme" pour préserver la pureté des croyants, ça horrifierait tout le monde. On en est là aussi pourtant - et dans un monde où la morale est globalement dénigrée, c'est le genre de choses qui servent de cache-sexe. Et pourtant, sans cette niaiserie pesante, le discours raciste (authentique, au sens non galvaudé) renaissant n'aurait plus de bases.
Flux RSS de ces commentaires
Ajoutez votre commentaire :
Nom*Aide
Email
Site web
Commentaire*
Les adresses webs et emails sont converties automatiquement en liens cliquables.
Site web
  Aide
 Les champs marqués du symbole * sont obligatoires.

Trackbacks

L'URL de trackback de ce billet est :
http://zottel.racingstub.com/trackback.php?id=417289
Ci-dessous, les blogs qui parlent de ce billet en ayant utilisé ce trackback. Aide
Aucun trackback

Recherche
Photos
> 11 photos publiques à voir
> Dernière (18/12/09 16:47) :
coin
Côté foot
Supporter du RC StrasbourgAideClub: RC Krummschuss
Groupe: Expatriés & autres mauvais supporters
Côté privé
Aide
Pas d'information.
Livre d'or
Flux RSS de ce livre d'or Vous pouvez laisser un commentaire sur le livre d'or de zottel !
Site web

15 messages
Le 21.08.08 à 22h33
Par romeocrepe :
"je suis communiste parce que cela m'évite de réfléchir" (Frédéric Joliot-Curie). A méditer...
"Si on ne parlait que de ce que l'on a vu,... Est-ce que les communistes parleraient de liberté ?... Est-ce que je parlerais des communistes ?"
(Pierre Desproges)
Le 10.08.08 à 22h55
Par mickael67e :
Le rédacteur en chef de la revue web te salue du haut du stub :-)
T'as intérêt à nous en faire des triomphales!
Le 02.07.08 à 00h17
Par magellan :
Décidément, nos échanges sont souvent linguistiques. C'est agréable et plutôt rare... alors merci à toi...
Merci à mes profs d'allemand (les pauvres)...
Le 30.11.07 à 20h13
Par Pandemonium :
J'adore ta présentation "Gagnera un jour la LDC contre Lyon et Chelsea (tout en luttant pour le maintien)." :)
Avec le recul, j'espère que Marseille va pas encore le faire avant.
Le 23.05.07 à 21h36
Par playlikebeckham :
bouh !

ImprimerImprimer Partager vers Facebook Twitter del.icio.us Envoyer à un amiEnvoyer à un ami
racingstub.com n'est pas responsable du contenu publié sur ce stublog.